The Peninsula Times - Catastrophes naturelles: la moitié des dégâts assurés causés par la sécheresse en 2025

Johannesburg -
Catastrophes naturelles: la moitié des dégâts assurés causés par la sécheresse en 2025
Catastrophes naturelles: la moitié des dégâts assurés causés par la sécheresse en 2025 / Photo: Idriss BIGOU-GILLES - AFP/Archives

Catastrophes naturelles: la moitié des dégâts assurés causés par la sécheresse en 2025

Les dégâts causés par la sécheresse ont représenté en 2025 près de la moitié de ceux causés par l'ensemble des catastrophes naturelles sur l'année, selon une estimation publiée mardi par la Caisse centrale de réassurance (CCR).

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Pour l'année 2025, le coût global des dommages assurés pour la sécheresse a représenté "entre 770 millions et 1 milliard d'euros", indique le réassureur public dans un rapport.

"Les dommages assurés se situent désormais régulièrement autour de 2 milliards d'euros par an, dont plus d'un milliard d'euros pris en charge en réassurance par CCR", assure la Caisse.

Cette évolution traduit à la fois "l'exposition croissante des territoires" et "l'intensification de certains aléas" dans un climat "qui change", ajoute-t-elle.

Sur les 10 dernières années, la sécheresse a représenté 53,1% de la sinistralité (rapport entre le nombre de sinistres et le nombre d'assurés) contre 41,2% depuis 1983.

Sans atteindre l'ampleur exceptionnelle de la sécheresse de 2022, l'année 2025 a été marquée par deux épisodes. Cela a tout de même provoqué des "dommages considérables" sur les bâtiments exposés au retrait-gonflement des argiles.

Après un début d'année encore humide sur une partie du Nord-Ouest, la situation s'est rapidement inversée au printemps, avec un "asséchement marqué" au nord de la Loire sous l'effet d'un fort déficit de pluie et d'un ensoleillement excédentaire.

Un second pic a été observé en été, causé par une chaleur durable et une pluviométrie déficitaire.

Selon Météo-France, l'été 2025 s'est classé au 3e rang des étés les plus chauds recensés depuis 1900, avec 27 jours en conditions de vague de chaleur, et l'année 2025 s'est classée au 4e rang des années les plus chaudes depuis 1900.

Sur le plan hydrologique, l'année a présenté des tensions inédites : baisse généralisée des nappes en été (77 à 88% des niveaux en baisse), "étiages sévères" (jusqu'à 1.134 stations en rupture fin août) et un pic de restrictions d'eau (jusqu'à 78 départements concernés début septembre), avant une décrue progressive en novembre, rappelle la CCR.

(S.Andries--TPT)