Mondial-2026: L'Iran "maltraité" a joué, l'Espagne s'est ratée, aux Bleus de se lancer
L'équipe d'Iran, s'estimant "la plus maltraitée" du Mondial dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient, a débuté la compétition par un nul (2-2) contre la Nouvelle-Zélande à Los Angeles, où une partie de son public a conspué le pouvoir, entre protestations hors du stade et symboles exhibés dedans.
A la veille des entrées en lice très attendues de la France et de l'Argentine, il y a par ailleurs eu des surprises lundi: l'Espagne, candidate au titre, a buté sur le Cap-Vert (0-0), la Belgique a sauvé les meubles face à l'Egypte (1-1), tout comme l'Uruguay contre l'Arabie saoudite (1-1).
. L'Iran joue malgré tout
A Los Angeles, les débuts sous haute surveillance de l'Iran contre la Nouvelle-Zélande dans le groupe G ont été précédés de manifestations autour du So-Fi Stadium, où des centaines de personnes issues de la diaspora s'étaient donné rendez-vous pour crier leur opposition à la République islamique.
Comme ils l'ont promis, beaucoup ont agité l'ancien drapeau de l'Iran - celui d'avant la révolution de 1979, orné d'un lion et d'un soleil - que Téhéran ne veut pas voir. Et des spectateurs munis de billets ont pu faire entrer dans le stade ce symbole, en principe interdit par le règlement de la Fifa qui bannit les messages politiques dans ses enceintes sportives.
Parmi les 70.000 spectateurs présents dans les gradins, certains ont été invités par les stadiers à ranger ce drapeau, mais pour mieux le brandir à nouveau ensuite. Téhéran avait menacé de faire arrêter le match s'ils l'exhibaient. Il n'en a rien été.
Sur le terrain, la Team Melli a montré de l'orgueil dans une rencontre rythmée et intense, en revenant au score à deux reprises. Ramin Rezaeian (32e) a répondu au premier but néo-zélandais d'Elijah Just (7e), auteur d'un vain doublé (54e) puisque Mohammad Mohebbi a ensuite égalisé de la tête (64e).
Les Iraniens peuvent espérer sortir de la phase de groupes, mais ils en avaient gros sur le coeur après le match.
"Nous sommes l'équipe la plus maltraitée de toute la Coupe du monde", a asséné le sélectionneur Amir Ghalenoei en référence aux problèmes logistiques et administratifs rencontrés. Outre la nécessité de changer de camp de base à la dernière minute, à Tijuana au Mexique plutôt que dans l'Arizona, les Etats-Unis ont refusé des visas à une quinzaine de membres de sa délégation.
"C'est beaucoup de stress pour les joueurs, nous avons peu de soutien, je pense que la Fifa aurait pu mieux faire", a encore soufflé le capitaine Mehdi Taremi.
. L'Espagne se rate
Championne d'Europe et prétendante au titre mondial, l'Espagne s'est montrée incapable de trouver la faille face au modeste Cap-Vert, malgré l'entrée de sa star Lamine Yamal pour les vingt dernières minutes.
Un coup de massue pour une équipe qui arrivait sûre de sa force. Mais la Roja n'a jamais réussi à se défaire du bloc bas capverdien, qui a parfaitement contenu les coéquipiers de Rodri, sifflés par séquence dans le stade d'Atlanta.
Le gardien du Cap-Vert, Vozinha, n'oubliera jamais ce 15 juin. Il jouait à 40 ans sa première rencontre dans un Mondial et a été désigné homme du match, sans aucune concurrence possible tant il a été héroïque face aux attaquants espagnols.
A Miami, l'Uruguay de Marcelo Bielsa a également été tenu en échec par l'Arabie saoudite et pourra regretter son manque de réalisme sur de nombreuses occasions franches.
Et voilà quatre équipes à égalité avec un point dans ce groupe H.
. La Belgique sauve les meubles
La Belgique de Rudi Garcia, qui restait sur 13 matches sans défaite, en a ajouté un de plus, mais en concédant un nul contre l'Egypte (1-1) à Seattle où Mohamed Salah a guère été en vue.
C'est grâce à Emam Ashour (20e) que les Pharaons ont ouvert le score, avant que leur défenseur Mohamed Hany, mis sous pression par l'entrant Romelu Lukaku, ne marque contre son camp le but égalisateur (66e) pour la Belgique, qui s'est globalement montrée trop brouillonne pour pouvoir s'imposer.
Et dans ce groupe G aussi, les quatre équipes se retrouvent à égalité.
. "Kick off" attendu pour les Bleus
Au sixième jour du Mondial, c'est au tour de la France de se lancer dans le tournoi à 15h00 locales (19h00 GMT, 21h00 française), avec des retrouvailles corsées face aux Sénégalais qui les avaient battus en ouverture de l'édition 2002.
Pour que l'histoire ne bégaie pas à leurs dépens, les Bleus comptent sur un carré qu'on se plait à imaginer magique en attaque, avec la superstar Kylian Mbappé, le Ballon d’Or Ousmane Dembélé, la sensation Michael Olise et le virevoltant Désiré Doué, sur la pelouse du MetLife Stadium à l'ouest de New York.
Tenante du titre, l'Argentine de Lionel Messi débute aussi, à Kansas City contre l'Algérie.
(H.VanNiekerk--TPT)